Category: Histoire vécue
Les irradiés de Béryl de Louise Bulidon et Benoît Hopquin
ISBN 2-919131-02-8
Si le débat sur l'avenir de l'atome a été relancé à la suite du dramatique accident de Fukushima au Japon, il gagne aussi à être éclairé à l'aune de nos propres échecs. La France, forte de son rang de championne mondiale du nucléaire civil, ne peut en effet prétendre à l'infaillibilité. 1er mai 1962. Le Commissariat à l'énergie atomique, assisté par l'armée française, réalise un essai nucléaire d'une importance capitale, baptisé Béryl. Le tir a lieu dans le plateau semi-désertique du Hoggar, en Algérie, alors que ce pays vient tout juste d'accéder à une indépendance chèrement acquise. L'événement auquel assistent deux ministres, Pierre Messmer et Gaston Palewski, tourne à la catastrophe. Tout est prévu pour que l'explosion soit confinée à l'intérieur de galeries creusées dans la montagne du Tan Affela. Mais un immense nuage noir et radioactif s'en échappe. Il se dirige sur la tribune d'honneur et c'est le sauve-qui-peut. C'est cette histoire que racontent les auteurs de ce livre. Ils écrivent pour témoigner et parce que le temps est compté, pour tous. En particulier pour des milliers de victimes irradiées qui tentent d'établir face à l'Armée et l'État que leur irradiation a induit des maladies graves. À leurs tourments physiques s'est ajouté un interminable parcours judiciaire et calvaire moral. Beaucoup n'y ont pas survécu. Le ministère de la Défense devrait prononcer ses premières décisions d'indemnisation début juin 2011...
Accident nucléaire
Présentation de l'éditeur
Louis Bulidon, en tant qu’appelé, est affecté en décembre 1961 au Service Technique des Armées arme atomique, dans une base militaire dans le désert du Hoggar en Algérie. Depuis des mois, son travail consiste à prélever des filtres, à en mesurer la radioactivité. C’est la routine, les capteurs et les stylets sont muets. Dans la base, le personnel a conscience de son statut privilégié alors que la troupe, elle, risque à tout instant sa peau dans les djebels. Dans ce monde de l’insouciance et du silence, car tout est secret, un drame pourtant se prépare. L’explosion du 1er mai qui doit doter la France d’une force de frappe opérationnelle se transforme en grand show. Deux ministres, Pierre Messmer, ministre des Armées, et Gaston Palewski, ministre de la Recherche Scientifique, sont à la tribune d’honneur face à la montagne. La météo est défavorable car le vent souffle fort mais pas question de différer la mise à feu. La bombe explose et secoue la montagne qui disparaît dansune avalanche de poussières et d’éboulis, puis une énorme flamme s’en échappe, suivi d’un gigantesque nuage noir qui se dirige sur l’assistance. C’est la panique. Dans le sauve-qui-peut, on en oublie un moment les ministres… Quelques heures plus tard, ils passeront d’urgence à la douche de décontamination, savonnés et brossés au balai à poils durs, sans égard particulier pour leur rang…
J’ai réussi à rester en vie de Joyce Carol Oates et Claude Seban
Trad. de A widow's story. - ISBN 978-2-84876-194-7
Entré à l'hôpital le 11 février 2008 pour une pneumonie sans gravité, R. Smith, le mari de J.C. Oates, décède une semaine plus tard d'une violente et soudaine infection nosocomiale. Dans ce récit, cette dernière, en proie à l'angoisse de la perte, à la désorientation de la survivante cernée par un cauchemar de démarches administratives, décrit l'innommable expérience du chagrin.
Présentation de l'éditeur
Le matin du 11 février 2008, Raymond Smith, le mari de Joyce Carol Oates, s’est réveillé avec unmauvais rhume. Il respire mal et son épouse décide de l’emmener aux urgences où l’on
diagnostique une pneumonie sans gravité. Pour plus de sûreté, on le garde en observation. Une
semaine plus tard, au moment même où il devait rentrer chez lui, Raymond meurt d’une violente
et soudaine infection nosocomiale. Sans avertissement ni préparation d’aucune sorte, Joyce est
soudain confrontée à la terrible réalité du veuvage. Au vide. À l’absence sans merci.
J’ai réussi à rester en vie est la chronique du combat d’une femme pour tenter de remonter de ce
puits sans fond. De poursuivre une existence amputée du partenariat qui l’a soutenue et définie
pendant près d’un demi-siècle. En proie à l’angoisse de la perte, à la désorientation de la
survivante cernée par un cauchemar de démarches administratives, et les absurdités pathétiques du commerce du deuil, Oates décrit l’innommable expérience du chagrin, dont elle ne peut s’extraire qu’à grand peine, de temps à autre, en se tournant vers ses amis. Avec sa lucidité coutumière, parfois sous-tendue d’un humour noir irrésistible (quand, par exemple, elle se lamente sur l’absurdité des luxueux paniers gargantuesques de saucissons et de pop corn au chocolat déposés devant sa porte en manière de condoléances), elle nous offre à travers ce livre, qui ne ressemble à rien de ce qu’elle a écrit jusqu’ici, non seulement une émouvante histoire d’amour mais aussi le portrait d’une Joyce Carol Smith inconnue et formidablement attachante.
Légume vert de Philippe Vigand
ISBN 978-2-84337-593-4
Atteint du locked-in syndrom depuis 20 ans, l'auteur est paralysé des pieds à la tête. Privé de l'usage de la parole, il s'exprime par battements de paupière. Il dicte ses récits qui sont à la fois drôles ou savoureux, grinçants ou émouvants. Il n'est pas du genre à s'apitoyer sur son sort car il garde ses forces pour épingler ses travers ... et les nôtres.
Syndrome de verrouillage : Récits personnels
Présentation de l'éditeur
Atteint du locked-in syndrom (ou syndrome de l'enfermement) depuis vingt ans, Philippe Vigand est paralysé des pieds à la tête. Privé de l'usage de la parole, il ne peut s'exprimer que par battements de paupières. Le handicap est (très) lourd, mais le cerveau intact, l'esprit vif, le regard aigu, l'humour corrosif... Et cela donne un livre tonique et décapant.Deux petits pas sur le sable mouillé d’Anne-Dauphine Julliand
ISBN 2-352-04140-6
Une mère témoigne de la maladie de sa fille. Thaïs a 2 ans lorsqu'on découvre qu'elle est atteinte d'une maladie génétique orpheline : la leucodystrophie. Ce récit rend compte de leur vie quotidienne, des visites chez le médecin, des moments de joie, ainsi que de l'aventure de l'association ELA.
Présentation de l'éditeur
L'histoire commence sur une plage, quand Anne-Dauphine remarque que sa petite fille marche d'un pas un peu hésitant, son pied pointant vers l'extérieur. Après une série d'examens, les médecins découvrent que Thaïs est atteinte d'une maladie génétique orpheline. Elle vient de fêter ses deux ans et il ne lui reste que quelques mois à vivre. Alors l'auteur fait une promesse à sa fille : "tu vas avoir une belle vie. Pas une vie comme les autres petites filles, mais une vie dont tu pourras être fière. Et où tu ne manqueras jamais d'amour."Ce livre raconte l'histoire de cette promesse et la beauté de cet amour.
Tout ce qu'un couple, une famille, des amis, une nounou sont capables de mobiliser et de donner. Il faut ajouter de la vie aux jours, lorsqu'on ne peut pas ajouter de jours à la vie.



