Monthly Archives: septembre 2011
Tu verras de Nicolas Fargues
ISBN 978-2-8180-1313-7
C'est d'imaginer ce qu'il pourrait ressentir si son fils venait à mourir brutalement qui a été pour N. Fargues le point de départ de ce roman, qui adopte le motif de l'enfance pour parler d'amour et de solitude. Dans les jours et les semaines qui suivent la mort accidentel d'un pré-ado, son père revit les circonstances du drame mais aussi leur vie et tout ce qui commençait à les opposer.
Présentation de l'éditeur
Mon père me criait de remonter mon jean au-dessus de mes fesses, de cesser d'écouter des chansons vulgaires sur mon iPod, de rapprocher mes coudes à table et de ne pas faire la tête chaque fois qu'il voulait m'emmener au musée. Il ajoutait toujours : " Plus tard, tu comprendras que c'est pour ton bien que je te disais ça, tu verras. "Chambre noire de Anne-Marie Garat
ISBN 978-2-7609-2774-2
De la fin du XIXe siècle à la fin du XXe, le récit entrelacé des vies de personnages dont les visages ont surgi du fond d'un tiroir, sur des photos jaunies. Faux secrets et vrais aveux d'une famille qui se réunit dans les chambres obscures d'une grande maison de Blois, et qui se révèle peu à peu.
Présentation de l'éditeur
Milena trouve, dans la maison familiale de son compagnon Jorge Marechal, des photos étranges prises par un jeune mort de la guerre de 1914. Parce qu'elle est photographe, elle déchiffre leur secret et, avec lui, celui d'un siècle d'histoire des Marechal : l'aïeule, Constance, qu'une rencontre d'enfance au bord d'une allée a vouée à la folie ; son époux, pharmacien voyageur halluciné, et son équivoque ami, aventurier criminel ; son fils trop aimé et la sœur de celui-ci, Madeleine, dernier témoin vivant ; mais aussi le jeune rescapé d'une rafle en 1944, qui hante la mémoire de Jorge jusque dans les rues de Lisbonne... De l'empreinte des guerres du XXe siècle nul n'est indemne, elle continue de corroder la mémoire en chambre noire, et Milena - qui en Mélanie s'inverse cherche à la lumière des négatifs à comprendre sa propre histoire, jusqu'à ce jour d'avril 1986 qu'envahit le nuage de Tchernobyl...L’embarquement de Christian Garcin
ISBN 2-07-032037-5
Thomas, écrivain, est incapable de comprendre le monde qu'il a sous les yeux. Il décide de partir revisiter son passé en errant de pays en pays, à la recherche de ses souvenirs et d'anciennes maîtresses. Il finit par réaliser qu'il est temps pour lui de saisir ce que la vie lui offre : l'amour de Marie, la femme avec laquelle il vit par intermittence.
Présentation de l'éditeur
C'est l'histoire de Thomas, que le chaos du monde effraie, et que les femmes qu'il a aimées ne sont jamais parvenues à apaiser. Un jour, assez semblable à tous les autres, il décide de partir. Il quitte alors Marie, avec qui il vit par intermittence. Mais cette fois, Thomas veut tenter de trouver un sens à ce chaos. Il lui faudra pour cela cinq pays traversés, le souvenir d'amis oubliés, la brise du soir dans ses cheveux, la présence réelle ou imaginaire d'anciennes maîtresses, un barman traducteur de poésie, quelques chansons, pas mal D'alcool, un train du nom de " Franz Kafka ", un café à l'ombre de deux tours, des fantômes entraperçus, et des rêves de meurtres, de rats, de caïmans, d'hommes-loups, de lits défaits et de quelques figures tutélaires. Le récit polyphonique fait alterner l'errance de Thomas avec ses propres monologues et des chapitres dans lesquels interviennent les femmes de son passé. La langue alerte, la critique acérée de notre époque donnent à ce portrait éclaté ses couleurs drôles et acides. Christian Garcin vit à Marseille. Il a écrit une quinzaine de livres, parmi lesquels Vidas, Le vol du pigeon voyageur, Du bruit dans les arbres et Sortilège.Les souffleurs de Cécile Ladjali
ISBN 978-2-7609-2936-4
Candice et Nathan, des jumeaux, se sont aimés charnellement à 15 ans et ne se sont plus revus depuis la nuit de leur union coupable. Mais ils ont suivi un parcours similaire, fondé chacun une troupe de théâtre, adopté chacun en guise de souffleur une tête qu'ils emportent partout comme un chat dans un panier d'osier, et qui auprès d'eux incarne l'esprit même du théâtre.
Présentation de l'éditeur
Deux têtes coupées (les souffleurs), deux jumeaux incestueux, un palais vénitien aux pieds palmés, un comte amateur d'absinthe, un majordome (toujours) précédé de ses ganta blancs, un bonnet de bain rose et un seul théâtre pour deux représentations rivales : Shakespeare et Racine en ébullition. "Une pensée doit être étrange comme la ruine d'un sourire." CioranIl faut admettre d'entrée de jeu qu'une tête sans corps peut être un personnage à part entière et évoluer à travers les pages du roman dans une valise en osier sans que l'on se retourne sur elle, effrayé.
Candice et Nathan - frère et sueur séparés depuis des années parce qu'ils se sont aimés une nuit de leurs quinze ans -, devenus tous deux directeurs de troupe théâtrales, se retrouvent en résidence à Venise au Palais d'O, pour la création et la représentation de leurs pièces. Ces deux compagnies ont une particularité étonnante : le souffleur et la souffleuse sont des têtes. Rien que des têtes. Candice et Nathan sont surtout des corps. Parfois même rien que 'des corps. Le souffleur travaille Britannicus avec Nathan, spécialiste du répertoire classique français. La souffleuse créant, quant à elle, Othello de Shakespeare avec la troupe de Candice. L'action qui se passe à Venise permet une première joute d'ordre esthétique. Le souffle français, académique, classique, va rencontrer le souffle baroque et insolent du théâtre élisabéthain. Au sein de ce spectacle fabuleux se joue la confusion finale entre les souffleurs et, grâce à leur génie, entre Racine et Shakespeare.
Mais au fil des répétitions, le livre est aussi le théâtre de deux amours : le souffleur s'éprend de la souffleuse ; le frère et la sueur retombent dans les bras l'un de l'autre, ne pouvant échapper à la chair.
En écrivant ce roman, Cécile Ladjali a voulu répondre à son ami George Steiner qui, lors d'une conférence sur Shakespeare à Paris, avait signifié, devant un parterre d'universitaires, que le souffle du dramaturge anglais était incompatible avec l'esprit français et une certaine morgue. Les Souffleurs récrit ainsi deux partitions (Britannicus et Othello) et concilie deux styles. Venise est son décor, où tout fond comme un sucre dans l'eau, tout s'étiole. La ville est une cité de vase, saturée par la couleur verte. Le glauque investit tout : les visages, l'eau des aquariums et des baignoires, la lagune, les verres d'absinthe que l'on vide à outrance. Parfois petit théâtre de la cruauté, ce roman aux couleurs fantastiques et aux accents baroques est aussi une formidable parabole : le souffleur et la souffleuse sont les représentants de l'esprit des oeuvres, ils incarnent l'inspiration et narguent Candice et Nathan, pauvres interprètes et exégètes incapables de créer, manquant cruellement de souffle et du génie qui lui est consubstantiel. Les Souffleurs porte en lui la comédie de l'imposture, la vanité des artistes médiocres qui volent les images et auxquels on a soufflé les mots.
Ce que j’appelle oubli de Laurent Mauvignier
ISBN 978-2-7073-2153-4
L'action se passe en Rhône-Alpes (Lyon). Un homme entre dans un supermarché, ouvre une canette de bière et la boit. Les vigiles l'arrêtent. En forme de longue lettre adressée au frère de cet homme, cette fiction est inspirée d'un fait divers survenu à Lyon en 2009.
Présentation de l'éditeur
Il s'est dirigé vers les boissons. Il a ouvert une canette de bière et l'a bue. À quoi a-t-il pensé en étanchant sa soif, à qui, je ne le sais pas. Ce dont je suis certain par contre, c'est qu'entre le moment où il est entré dans le supermarché et celui où les vigiles l'ont arrêté, ni lui ni personne n'aurait pu imaginer qu'il n'en sortirait pas.Les hommes en général me plaisent beaucoup de Véronique Ovaldé
ISBN 2-290-35269-1
Ce roman d'amour et de dépendance aborde le thème du désir à travers le regard d'une jeune femme au passé occulté ou revisité par la magie de l'enfance.
Présentation de l'éditeur
Cette nuit, Lili n'entend plus le bruit des animaux. Dans un demi-sommeil, elle se lève. Accroupie dans l'herbe, protégée par le feuillage du jardin, elle voit soudain passer les girafes, les éléphants, les tatous. Immobile sous la lune, Lili observe puis retourne se coucher auprès de son mari. Dans un silence de songe plus rien ne bouge. Au matin la vie reprend. Tout est en place, en équilibre. Mais, au cœur de cet été de chaux vive, il faut cependant vérifier, vérifier que les animaux du zoo sont rentrés. En s'approchant des cages Lili perçoit une silhouette, une ombre, un miroitement et, très vite, l'odeur incandescente du désir lui revient en mémoire... Roman d'amour et de dépendance, ce livre explore la folie du désir comme autant de lumières qui scintillent et qui claquent. Car dans les villes comme dans les zoos une musique résonne parfois délicatement : le très léger bruissement de l'enfance...Nation Pigalle d’Anne Plantagenet
ISBN 978-2-234-06507-9
A Paris, dans le quartier de Pigalle, une vieille dame met le feu à son appartement. Cet acte désespéré bouleverse la vie d'une foule de gens autour d'elle, de ses voisins d'immeuble à sa femme de ménage, en passant par son fils unique et à son épouse. Tous perdent leurs repères et découvrent une nouvelle facette d'eux-mêmes.
Présentation de l'éditeur
Vous êtes français(e) parce que (cochez la case correspondante)Vous êtes né(e) en France et l’un au moins de vos parents est né en France
Vous êtes né(e) en France et l’un au moins de vos parents est né dans un ancien département ou territoire français
Vous êtes né(e) en France et l’un au moins de vos parents est français
Vous n’êtes pas né(e) en France et l’un au moins de vos parents…
À Paris aujourd’hui, dans le quartier de Pigalle, une vieille dame met le feu à son appartement. Cet acte désespéré bouleverse la vie d’une foule de gens autour d’elle, de ses voisins d’immeuble à sa femme de ménage, en passant par son fils unique qui habite à quelques rues de là, et son épouse qu’il s’apprêtait à quitter pour une autre femme. Tous perdent leurs repères et découvrent une nouvelle facette, inattendue, d’eux-mêmes. Entre sex-shops et poubelles de supermarchés, crèches familiales et anciens bordels, salles d’attente et commerces ruineux, Nation Pigalle, où l’on croise aussi bien des bourgeois essoufflés que des SDF éperdus, des enfants, des adolescents, des pieds-noirs, un professeur de piano russe, une couturière chinoise, des acrobates roumains, un volcan islandais, une Coupe du monde de football, un moulin rouge ou encore un poète fou, est la radiographie brutale d’une société de consommation malade, d’une France en quête d’identité, dont la vérité peut-être ne se trouve plus sur les passeports mais dans le chant débridé qui s’élève de ses rues.
Les joyeuses de Michel Quint
ISBN 978-2-07-040238-0
Rico est un jeune homme doté d'un fort bégaiement. Lorsqu'un metteur en scène arrive à Sablet pour encadrer trois représentations des Joyeuses commères de Windsor, Rico est nommé régisseur et intendant de la troupe et a pour mission de l'approvisionner en nourriture et en vin. Il découvre alors que le vin désinhibe.
Tu devrais voir quelqu’un d’Emmanuelle Urien
ISBN 978-2-07-012356-8
Sarah Zimmermann est secrétaire médicale et rêve d'écrire. Elle est la maîtresse d'un jeune chef d'entreprise, Julien, marié et père de trois enfants. Quand Julien lui annonce son absence d'un mois pour déplacement professionnel, Sarah s'enferme chez elle et croit qu'un corps masculin se matérialise dans son appartement. Elle le nomme Janvier, il est un personnage à la recherche d'un auteur.
Présentation de l'éditeur
Dans la vie de Sarah, il y a un bol rouge, des carnets pour écrire, trois médecins, une amie de toujours, quelquefois Julien, et beaucoup de questions. Dans la vie de Sarah, pas de place pour Janvier, qui pourtant s'y installe, évinçant tout le reste. Dans la vie de Sarah il n'y a plus que Janvier. Un jour, c'est sûr, elle le tuera.L’enfant qui venait d’un livre de Didier Van Cauwelaert et Patrice Serres
ISBN 2-81040-147-0
Louise, hôtesse d'accueil dans un salon du livre, est abordée par un petit garçon perdu. Quand elle lui demande son nom, il lui montre un manga, Zédérem, dont le héros lui ressemble. Qui est-il ? Un personnage de fiction matérialisé, le fils caché du dessinateur, ou bien un imposteur aux abois, un mythomane qui essaie de se faire adopter par tous les moyens ? Ballottée de mensonges en illusions à travers des dangers bien réels, Louise s'efforce de découvrir le secret de cet enfant inconnu.Quelle vérité fuit-il dans l'imaginaire ? A-t-il, comme il le prétend, le pouvoir de guérir par la peinture une maladie orpheline ? Associé à l'artiste-peintre Soÿ et au dessinateur Patrice Serres, Didier van Cauwelaert invente ici un nouveau genre littéraire, le romanga, pour nous entraîner dans une aventure bouleversante, inspirée d'un fait réel et débouchant sur une action caritative.









